Confinement : quelles conséquences psychologiques et sociétales ?

Les auteurs de cette revue ont identifié des facteurs favorisant le stress pendant la période de confinement.

Certains concernent la gestion publique de la crise sanitaire :

  • le manque de biens de première nécessité ;
  • le flou et l’inadéquation des informations fournies par les gouvernements (objectif du confinement, sévérité et niveaux de risque de la pandémie ; guides de conduite et de bonnes pratiques peu clairs) ;

D’autres concernent directement les personnes confinées :

  •  les symptômes physiques : ils amplifient la peur de l’infection et l’inquiétude ;
    l’ennui, la frustration et le sentiment d’isolement causé par le confinement et par la réduction des contacts physiques et sociaux;

  • les personnes les plus à risque;

  • les femmes enceintes et les mères de jeunes enfants sont plus exposées au stress. Elles ont peur d’être infectées et de transmettre le virus à leur futur enfant.

Les personnes déjà sujettes à des symptômes psychologiques : ceux-ci peuvent s’aggraver notamment du fait de l’interruption des soins médicaux et psychothérapeutiques habituels.

Enfin, les personnels de santé, lorsqu’ils sont mis en quarantaine, sont particulièrement exposés. Outre l’épuisement, l’évitement, l’irritabilité, les insomnies et les problèmes de concentration, ils sont aussi sujets à l’anxiété et à la culpabilité d’avoir à abandonner leurs collègues et leurs patients.

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