Parcours patient : 5 recommandations contre le parcours du combattant

« Alors que plus de 30 milliards d’euros ont été mis sur la table ​​à l’occasion du Ségur de la santé et du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), et que 53 % des Français considèrent que la santé devrait être un enjeu « tout à fait prioritaire » dans la campagne présidentielle de 2022, comment saisir cette fenêtre d’opportunité inédite pour repenser la place du patient dans le système et son expérience ? ».

Ce sont les éléments de contexte mis en avant par l’Institut Montaigne pour positionner la problématique de sa note intitulée « Parcours patient : parcours du combattant ? ». Publiée courant septembre et rédigée par Angèle Malâtre-Lansac, directrice déléguée à la Santé au sein du think tank indépendant, ce document propose 5 grandes recommandations « pour saisir la fenêtre d’opportunité inédite de repenser le système de santé », à la suite de la crise sanitaire.

Pour son auteure, la crise « a montré la résilience des acteurs de terrain » mais « a aussi levé le voile sur l’opacité de notre système de santé, la multiplication des structures et les fonctionnements en silo ». Un ensemble de dysfonctionnements qui se répercutent, selon elle, sur les prises en charge des patients, les coûts et la qualité des soins.

5 propositions pour optimiser le parcours patient

Dans sa première partie, l’auteure fait une série de constats sur l’illisibilité du système de soins et les parcours patients chaotiques. Elle s’intéresse ensuite à la construction du parcours de soins de demain au travers de 5 axes de propositions :

  • Mettre les ressources humaines au cœur de la transformation des parcours. Cette proposition met notamment l’accent sur la formation des professionnels de santé à la e-santé, aux datas et au management ainsi que sur l’attractivité des métiers du soins.
  • Faire de la qualité des soins une priorité, en particulier par la construction et la systématisation d’indicateurs relatifs à la qualité des soins construits avec les parties prenantes : professionnels et patients.
  • Garantir la sécurité, l’accès et la portabilité des données de santé. A cette intention, l’Institut Montaigne préconise « une troisième voie » autour des données de santé, en mettant l’éthique et la compétitivité au cœur de leur déploiement, de leur gouvernance, de leur partage et de leur usage.
  • Faciliter l’accès à des solutions numériques adaptées aux besoins des patients. Pour le think tank, l’utilisation des innovations digitales par les professionnels de santé et les patients reste encore limitée.
  • Rendre plus fluides les passages entre ville, domicile, hôpital et médico-social. L’auteure propose notamment des modèles de paiement alternatifs – comme il en existe à l’étranger – avec des objectifs doubles : renforcer la rémunération à la performance et à la qualité et créer des incitatifs à l’intégration et à la coordination des parcours.

Ghislaine Trabacchi

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