2,1 Mds € pour la rénovation des Ehpad : top départ !

« Les Ehpad ne sont pas en dehors de leur époque, ils doivent évoluer avec leur temps », atteste Brigitte Bourguignon à l’occasion du top départ du plan massif d’investissement de 2,1 Mds € dans le cadre du Ségur de la santé et du plan France Relance pour la transformation et la rénovation des Ehpad.

« Nous devons non seulement rénover les établissements qui en ont le plus besoin mais aussi réaliser un basculement numérique des établissements avec l’utilisation des nouvelles technologies », a rappelé la ministre déléguée chargée de l’Autonomie lors de la publication le 7 octobre d’une instruction, avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Cette dernière invite les Agences régionales de santé (ARS) à porter la stratégie régionale de transformation en profondeur des modalités de soutien à l’autonomie des personnes âgées.

Sur le volet spécifique du numérique, les budgets doivent accompagner la montée en maturité des Ehpad dans leur usage, et notamment déployer le dossier usager informatisé (DUI). Pour rappel, cet outil digital doit permettre à l’ensemble des professionnels, de la ville, de l’hôpital, du domicile, de l’Ehpad, de partager des informations, de manière sécurisée, sur la personne accompagnée.

La feuille de route des ARS devra s’adapter aux perspectives démographiques de chaque espace géographique, des atouts et des contraintes existantes pour répondre au mieux aux besoins de la population.

Dans les territoires où l’offre en établissement est plus restreinte, l’accent devra être mis sur l’excellence des soins et des conditions d’hébergement permanent par des reconstructions ou rénovations lourdes.

Dans les régions caractérisées par des difficultés de maintien à domicile, notamment en milieu rural, l’accent devra porter sur le développement d’activités en Ehpad de type « centre de ressources » pour les professionnels et les populations.

Dans les lieux où l’offre en établissement est plus importante et faible à domicile, l’objectif doit s’attacher à convertir des places d’hébergement permanent en activités d’appui du soutien à domicile : hébergement temporaire, accueil de jour, répit, fonctionnement en Ehpad hors les murs.

Dans les endroits où l’offre apparaitrait excédentaire, il pourra s’y dessiner une perspective de redéploiement vers des territoires moins bien pourvus.

Ce travail des ARS devra être réalisé en associant les acteurs du territoire, collectivités et acteurs professionnels du secteur, afin de proposer le diagnostic territorial le plus adapté à chaque situation locale. Les agences régionales de santé ont jusqu’au 31 mars 2022 pour établir leur programmation régionale.

Ghislaine Trabacchi

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