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L’innovation peut régler des problèmes de société, dit le ministre Fitzgibbon

L’innovation peut régler des problèmes de société, dit le ministre Fitzgibbon


Pierre Fitzgibbon veut aussi que l’appareil gouvernemental innove dans la manière de livrer les services. (Photo: La Presse Canadienne)

L’innovation n’est pas qu’un concept «pour les riches» visant à créer de la richesse en entreprise, plaide le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon. Avec sa nouvelle stratégie à cet égard, le gouvernement Legault veut démontrer que la recherche peut servir à régler des enjeux de société. 

«Innover, ce n’est pas juste de faire un nouvel avion de Bombardier», nuance le ministre, jeudi, en marge du dévoilement de la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation 2022-2027 (SQRI) 

«Il faut que les gens sentent que ça va les aider aussi, ajoute-t-il. Si on adresse des enjeux sociétaux, je pense qu’on va arriver à faire accepter que de faire de l’innovation, c’est le cœur du développement économique du Québec dans les prochaines années.»

En encourageant l’innovation, Québec veut contribuer à la recherche de solution à des enjeux de société comme le réchauffement climatique, la santé ou le vieillissement de la population. 

Pierre Fitzgibbon veut aussi que l’appareil gouvernemental innove dans la manière de livrer les services. Il a donné l’exemple du système de santé. «On a les meilleurs thérapeutes. On a de bons médecins, mais le système est un peu déficient.»

Le gouvernement alloue donc 2 milliards de dollars (G$) supplémentaires à la nouvelle mouture de la SQRI, ce qui porte son financement à 7,5 G$ sur cinq ans. De ce 2 G$, 1,3 G$ provient de crédits budgétaires, une autre tranche de 600 millions $ sera constituée de capital d’investissement et 75 millions de dollars proviennent du Plan québécois des infrastructures (PQI).

Avec la nouvelle SQRI, Pierre Fitzgibbon veut faciliter l’utilisation de la recherche fondamentale par les entreprises. «Le problème du Québec, c’est qu’on est reconnu mondialement pour être bon en recherche fondamentale, estime-t-il. Là où il y avait des lacunes, c’est qu’on n’était pas capable de l’amener au marché. On essaie de corriger cette situation-là.»

 

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