Blog

Innovation Santé

Virus oncolytique : injecté sur un premier patient, ce “tueur de cancer”, issu de la variole, suscite l’espoir

Virus oncolytique : injecté sur un premier patient, ce “tueur de cancer”, issu de la variole, suscite l’espoir

Un virus génétiquement modifié pour soigner les cancers : une nouvelle thérapie dont les premiers essais sur l’homme débutent.

Utiliser un virus pour combattre le cancer. La logique peut paraître étrange et pourtant elle promet de grandes avancées dans les soins liés à la maladie.

Et pourtant l’organisation de recherche américaine City of Hope et l’entreprise australienne Imugene ont opté pour des recherches sur cette nouvelle thérapie, porteuse d’espoirs et ce à plusieurs niveaux.

Un virus de variole modifié

Un virus génétiquement modifié a été mis au point pour ne cibler que les cellules cancéreuses pour les attaquer le tout en épargnant les cellules saines, pour que ces dernières puissent survivre.

Il s’agit d’un candidat médicament, le Vaxinia, le CF33-hNIS, qui a été développé à partir du virus de la variole, comme le rapporte Science et Vie.

Il agit en infectant une cellule et par la suite il la fait éclater. Mais en éclatant, la cellule disperse à son tour le virus qui infecte ainsi d’autres cellules cancéreuses et uniquement cancéreuses.

Résultat, en plus de détruire les cellules malignes, il permet de rester dans le corps et si une nouvelle cellule cancéreuse apparaît, la destruction sera la même.

Donc on ne parlerait même plus de rémission ni de guérison, mais d’éradication du cancer.

Des essais chez les animaux concluants, maintenant au tour de l’Homme

Les essais sur les animaux ont été très concluants. Le Vaxinia a permis de réduire les tumeurs du sein, des poumons, du côlon et du pancréas sur plusieurs espèces différentes, comme le stipule la publication scientifique, publiée en avril.

“Il a été démontré que le virus oncolytique réduit les tumeurs cancéreuses du côlon, du poumon, du sein, de l’ovaire et du pancréas dans des modèles précliniques de laboratoire et sur les animaux”, comme le précise City of Hope.

Le premier patient humain a reçu une dose il y a quelques jours pour un essai clinique.

City of Hope a déclaré le 18 mai dernier : “Le premier patient a reçu une dose dans le cadre d’un essai clinique de phase 1 évaluant l’innocuité du nouveau virus tuant le cancer CF33-hNIS Vaxinia lorsqu’il est utilisé chez des personnes atteintes de tumeurs solides avancées.”

Ils seront une centaine à faire partie de cet essai clinique hors norme.

“L’étude vise à recruter 100 patients sur environ 10 sites d’essai aux États-Unis et en Australie.”

Au départ la dose injectée sera faible pour étudier son impact sur le corps, mais si tout est bien assimilé les patients pourront en recevoir des plus fortes.

L’essai devrait durer 24 mois. Les résultats de ces recherches ne sont donc pas attendus avant des années, mais ils sont porteurs d’espoir pour en finir avec le cancer.

Source