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La Tunisie accueille le 8ème sommet TICAD,…

La Tunisie accueille le 8ème sommet TICAD,…


La 8ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8) se tiendra les 27 et 28 août 2022 à Tunis. Près de 5 000 participants parmi lesquels 30 chefs d’Etat et de gouvernement venus de toute l’Afrique sont attendus dans la capitale tunisienne.

Les thèmes de la sécurité alimentaire, de la santé, de la transition énergétique et du changement climatique seront au cœur des discussions. Tokyo devrait annoncer à cette occasion, une augmentation de 40% de son aide à l’Afrique par rapport à la période précédente (2020-2022). Ce 8ème sommet Japon / Afrique co-organisé par les Nations Unies, la Banque mondiale et l’Union Africaine, a pour objectif officiel de « discuter comment créer ensemble un monde durable », dans « le contexte complexe de l’épidémie de Covid-19 et la situation en Ukraine ».

Mieux, le Japon compte instaurer un vrai « partenariat » avec l’Afrique pour « un développement mené par les Africains », lors de son sommet triennal avec le continent à Tunis. Un partenariat menacé par la forte présence de son concurrent chinois dans la région.

La Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique a été lancée en 1993 par le Japon en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique de l’ONU, puis avec la Banque mondiale depuis 2000. Le but de cette initiative était de promouvoir un dialogue politique entre les dirigeants africains, le Japon et leurs partenaires dans le développement.

Même si « l’Afrique concentre les contradictions de l’économie mondiale telles que les inégalités et les problèmes environnementaux, une croissance dynamique y est attendue, soutenue par une population jeune », affirme le site du ministère japonais des affaires étrangères.

En marge du sommet, un forum économique réunissant des hommes d’affaires est prévu ainsi que des « évènements parallèles » associant la société civile autour de l’inclusion des femmes et l’innovation.

Les trois principales thématiques du sommet seront l’économie avec « un accroissement prévu des investissements japonais en Afrique », notamment en soutien aux starts-ups et à l’économie verte, ainsi que ceux visant à « renforcer la sécurité alimentaire », selon la présentation officielle.

En plus de 130 millions de dollars d’aide alimentaire déjà prévue, le Japon prévoit de « fournir une assistance pour la production de riz, afin de la faire doubler à moyen et long terme ».

Environnement durable et démocratie solide

Le but de ce sommet de haut niveau est aussi de « construire un environnement résilient et durable » à travers des programmes « mettant l’accent sur les ressources humaines », dans la santé et l’hygiène, l’éducation et l’environnement, notamment la prévention des catastrophes naturelles.

La rencontre va également permettre de soutenir « la consolidation de la démocratie, l’Etat de droit, la prévention des conflits et les médiations », notamment au Sahel et dans la Corne de l’Afrique.

Produire des médicaments en Afrique

Hôte du sommet, la Tunisie espère tirer son épingle du jeu notamment dans la santé, les industries automobile et spatiale et les énergies renouvelables, avec plus de 80 projets d’une valeur de 2,7 milliards de dollars mis sur la table, selon le président de la chambre de commerce Tunisie-Japon Hedi Abbès. Avec ses capacités industrielles, la Tunisie espère devenir un acteur majeur pour la production de médicaments et vaccins. Lors d’un sommet sur le Covid-19 en mai, le Premier ministre japonais avait insisté sur l’importance « de promouvoir la production locale de médicaments et produits pharmaceutiques dont des vaccins », et annoncé une aide « allant jusqu’à 200 millions de dollars » pour « accroître les capacités productives en Afrique ».

Seule fausse note à quelques heures ce rendez-vous important, le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, fera ses interventions en ligne depuis le Japon, en raison d’un test positif au Covid-19.

Moctar FICOU / VivAfrik                                                 

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