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À Vannes, l’UBS au cœur de l’innovation…

À Vannes, l’UBS au cœur de l’innovation…


En l’espace de quelques mois, l’Université Bretagne Sud (UBS) a intensifié de manière notable sa stratégie d’innovation en matière de recherche et développement sur le territoire breton. La raison derrière ce constat ? Le dispositif « préservation des emplois R & D ». Son objectif : relancer l’économie durant la période post-covid et éviter des licenciements dans ce pôle majeur du monde de l’entreprenariat. « Lors de la crise de 2008, ces métiers ont été durablement touchés. Ne produisant pas de valeur ajoutée dans l’immédiateté, une bonne partie de cette masse salariale a été dégraissée. Avec cette aide, l’État a souhaité éviter la répétition d’un tel scénario », développe Yves Grohens, vice-président en charge de l’innovation à l’UBS.

38 postes créés ou préservés par l’UBS

En tout, deux vagues successives ont été menées par l’établissement supérieur morbihannais. Lors de la première vague, 18 jeunes diplômés de niveau master ou doctorat ont été recrutés pour 24 mois au sein de laboratoires de recherche de l’UBS sur des projets de collaboration avec des entreprises en difficulté. La seconde vague, dédiée à des entreprises en plein boom, a quant à elle permis la signature de plus de 17 contrats. « Une partie est encore en cours de finalisation, mais c’est près de 38 emplois qui ont ainsi été créés ou préservés dans ce secteur d’activité, et notamment au sein des PME. Cela correspond à une enveloppe globale de 2,7 millions d’euros. À l’échelle régionale, voire nationale, nous sommes l’une des universités les plus actives », confie le vice-président.

Favoriser l’entreprenariat local

Outre ce succès pour l’économie et l’emploi se cache également la finalité d’ancrer davantage l’UBS comme acteur central du développement du territoire ainsi que d’éviter inexorablement la fuite de ses cerveaux. « L’idée est qu’à l’issue de leur contrat, ces jeunes puissent être recrutés au sein des entreprises dans lesquelles ils se sont insérés », explique Jack Noel, en charge du programme pour l’UBS. Les secteurs visés ? Multiples. « Ils recouvrent nos quatre grands écosystèmes d’innovation, soit la cybersécurité et l’intelligence des données, la mer et les littoraux, l’industrie du futur ou encore l’environnement, la santé et le handicap », énumère-t-il.

Un tremplin pour Dawizz

Le cas concret qui illustre à merveille cette action : Dawizz, une start-up en plein essor implantée à Vannes depuis sa création en 2017. Spécialisée dans le catalogage et la cartographie des données pour les systèmes d‘information, celle-ci cherchait du sang neuf pour rejoindre son équipe et développer son logiciel qui recense et permet de localiser précisément l’ensemble des données contenues dans un document numérique. L’un des principaux buts recherchés ? Extraire automatiquement tout ou partie d’un fichier, notamment les renseignements sensibles, à des fins sécuritaires. « Le partenariat avec l’UBS tombait à point nommé. Après un an dans notre structure, on compte embaucher le jeune ingénieur recherche, voire en recruter un second en provenance, une fois encore, de l’Ensibs, gros fournisseur en cyber », explique Stéphane Lelionnais, cofondateur de Dawizz.

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