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Montpellier : le CHU utilise la réalité…

Montpellier : le CHU utilise la réalité…

Une solution a été développée avec Sanofi et Cap Gemini pour préparer les enfants de 7 à 16 ans avant une opération à l’hôpital Lapeyronie.

“J’ai trouvé ce film trop bien, trop stylé. On voit tout le parcours avant d’arriver au bloc. De base, j’ai peur de l’opération. Là, j’ai moins peur”. Yanis, 13 ans, vient de voir le petit film de moins de deux minutes de réalité virtuelle destiné à diminuer l’angoisse des enfants avant une intervention chirurgicale à l’hôpital Lapeyronie. Un petit nounours vert l’accompagne du début de la prise en charge au moment du réveil, lui expliquant tout. Le jour J, Yanis aura évidemment beaucoup moins peur de subir l’opération en effectuant le même parcours, sans la réalité virtuelle cette fois-ci.

“On endort plus de 5000 enfants par an, sans compter les urgences, explique le Dr Chrystelle Sola du Département anesthésie-réanimation femme-mère-enfant. Le gros problème, c’est leur anxiété. Ils doivent affronter une rupture de temps (changement de rythme), une rupture géographique (séjour à l’hôpital) et une rupture avec l’entourage (séparation avec la famille). D’où l’idée de recréer un bloc opératoire en réalité virtuelle”… et de faire appel à Sanofi.

“Cette solution de réalité virtuelle a vu le jour au sein de notre Fab Lab (laboratoire d’innovation), explique Xavier Tabary, directeur du site Sanofi de Montpellier. On y développe des projets innovants, notamment dans le domaine de la santé.” “On a l’habitude de travailler avec le digital et on s’est adapté aux besoins du CHU”, ajoute Régis Pignol, responsable des opérations cliniques précoces à Sanofi. “Sur ce projet, nous avons embarqué des étudiants qui travaillent dans la 3D, puis nous avons fait appel à Cap Gemini pour la phase d’industrialisation. On espère que Med Vallée va accentuer ce type de collaboration”. “Nous créons ustement des applications digitales pour les patients”, ajoute Mathieu de Mortillet au nom de Cap Gemini.

Depuis avril dernier, une trentaine d’enfants ont testé ce dispositif au CHU, et les retours sont très positifs. “On voit déjà les premiers bénéfices pour les enfants”, témoigne Chrystelle Sola. “C’était trop court, j’aurais aimé que ce soit plus long”, avoue l’un d’entre eux. Les parents sont aussi conquis : “ça aide nos bambins à surmonter leurs peurs.”

Le projet pourrait faire l’objet d’une publication scientifique afin d’évaluer l’impact de la réalité virtuelle sur le bénéfice thérapeutique. 

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