La télémédecine révolutionne la santé Leave a comment


Le Covid a bousculé les pratiques de santé avec l’explosion des usages de la télémédecine. Des outils qui répondent également aux problématiques posées par les déserts médicaux et par l’engorgement des services d’urgences.

Emblématique du phénomène, le site Doctolib de prise de rendez-vous et de téléconsultation est devenu numéro 1 en France. Après sept ans d’existence, il a fallu une pandémie d’une ampleur mondiale pour révéler l’utilité de ce type de service. Entre janvier 2019 et février 2020, le site avait enregistré 100 000 consultations vidéos, dont l’usage a explosé pour atteindre les 8 millions sur toute l’année 2020. En mai 2021, plus de 45 millions de Français avaient créé un compte sur Doctolib et 140 000 professionnels de santé ont déjà adhéré.

Une explosion qui ne fait pas forcément les affaires de sites concurrents notamment pour la prise de rendez-vous dans les centres de vaccination : Doctolib concentre plus de 90 % des parts de marché. La plateforme parfois accusée d’avoir des ambitions dévorantes est devenue incontournable pour les professionnels du médical. À tel point que leur visibilité sur Internet passe par une adhésion au site, vécue comme une contrainte. Ils pointent un risque pour les patients qui gèrent eux-mêmes leur rendez-vous sans bénéficier des conseils sur l’urgence ou non de leurs besoins médicaux.

« En mai 2021, plus de 45 millions de Français avaient créé un compte sur Doctolib et 140 000 professionnels de santé ont déjà adhéré. »

Innovation accélérée

D’autres services ont prouvé leur pertinence avec la crise sanitaire comme les bornes installées dans les pharmacies. Équipés d’un casque pour la confidentialité, les patients sont en contact vidéo avec un médecin généraliste qui transmet directement l’ordonnance à la pharmacie et les oriente si besoin vers un spécialiste.

En Suisse, beaucoup de médecins ont aussi adopté la téléconsultation. Les Hôpitaux Universitaires de Genève ont ainsi lancé [email protected] juste avant le Covid pour assurer le suivi des patients sortis de l’hôpital. L’outil a été généralisé, ce qui a permis de développer son pendant pour la médecine de ville : [email protected] Un temps en retard sur la téléconsultation par rapport à d’autres pays, la Suisse comble son décalage en profitant du contexte favorable aux innovations lié au coronavirus.

Ces nouveaux outils offrent des solutions alternatives de proximité qui compensent l’absence de professionnels de la santé dans certaines parties du territoire et évitent aux patients de solliciter les services d’urgences, mais interrogent également sur la confidentialité et la protection des données médicales confiées à des entreprises privées. Une révolution est en marche pour faciliter la vie des usagers, mais va nécessiter des adaptations juridiques pour cadrer l’utilisation de ces outils.

Sandra Molloy

Un article issu de notre magazine L’Extension à lire ici >>



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