19 millions d’euros pour la création de l’Institut de stimulation cérébrale Leave a comment

C’est au terme des Assises de la santé mentale qui se sont tenues les 27 et 28 septembre dernier que le président de la République a annoncé un investissement de 19 millions d’euros en faveur de la création de l’Institut de stimulation cérébrale au sein du GHU Paris.

Cette nouvelle voie thérapeutique en psychiatrie s’avère « très prometteuse pour accomplir un véritable saut thérapeutique, tant en termes de qualité que de confort et de sécurité des soins », explique le communiqué de presse du 19 septembre du GHU Paris.

Les techniques de stimulation cérébrale « s’appuient sur un équipement léger ». Elles permettent « des interventions beaucoup mieux ciblées vers les seules zones cérébrales d’intérêt pour chaque patient », précise le GHU Paris. Au potentiel actuellement sous exploité, elles visent à stimuler des zones précises du cerveau et présentent des effets indésirables moindres.

Pour la première fois chez l’homme, la stimulation cérébrale profonde par ultrasons focalisées pourrait d’ailleurs être mise en œuvre début 2022 sur le site de Sainte-Anne. Cette technique non invasive « s’attache particulièrement à soigner les personnes vivant avec une dépression ou une addiction », précise le communiqué.

En France, plus de 8 millions de personnes sont touchées par des pathologies psychiatriques, majoritairement chroniques. Et un tiers des patients sont actuellement résistants aux traitements disponibles.

« La création de l’Institut de stimulation cérébrale de Paris représente une vraie opportunité de placer la France aux avant-postes d’une révolution majeure dans la prise en charge des patients psychiatriques, accompagnée de retombées industrielles, dans un site pionnier du soin et de l’innovation au service des usagers de la psychiatrie », déclare le GHU Paris.

Premier acteur hospitalier parisien des maladies mentales et du système nerveux, le GHU Paris regroupe les hôpitaux Sainte-Anne, Maison Blanche et Perray Vaucluse, des partenaires universitaires (Université de Paris) et scientifiques (Inserm/IPNP).

Ghislaine Trabacchi

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