A Nîmes, l’hôpital des Franciscaines mise beaucoup sur l’intelligence artificielle pour réparer les artères Leave a comment

L’hôpital privé Les Franciscaines à Nîmes s’est doté d’un nouveau logiciel basé sur l’intelligence articielle pour la cardiologie interventionnelle.

Le créateur d’Astérix, René Goscinny, a payé de sa vie la rupture d’une plaque d’athérome, à l’origine de 80 % des morts subites et conséquence dramatique de l’athérosclérose. Cette maladie cardiaque la plus fréquente est évitable dans 8 cas sur 10, et peut être dépistée avant qu’il ne soit trop tard.

L’hôpital privé Les Franciscaines, à Nîmes, est parmi les tout premiers en France (le second en Occitanie) à s’être doté récemment d’une nouvelle technologie basée sur l’intelligence artificielle appelée “QFR” (quantitative flow ratio) permettant une prise en charge optimale des patients.

L’athérosclérose peut se développer par la présence d’amas graisseux sur les parois des artères. Comme un tuyau entartré, “l’accumulation de ces plaques de cholestérol peut ensuite provoquer par un phénomène inflammatoire un rétrécissement ou sténose, gênant le passage du sang et son apport en oxygène pour le fonctionnement du cœur”, décrit Victor-Xavier Tadros, l’un des quatre membres de l’équipe de cardiologie interventionnelle de l’établissement de santé nîmois.

3 000 coronographies par an

Des symptômes tels qu’essoufflement à l’effort ou à la marche, vertiges et douleur thoracique doivent alerter. La coronographie reste l’examen le plus fiable pour voir l’état général du circuit artériel et donc de déceler les zones de rétrécissement. Concrètement, explique le cardiologue interventionnel gardois, “on met en place, sous anesthésie locale, un cathéter au niveau du poignet par lequel on introduit un guide métallique qui capte la pression sanguine jusqu’à l’entrée des coronaires. Et on injecte un produit de contraste opaque aux rayons X qui va rendre possible la visualisation de l’ensemble. L’enjeu va être de déterminer si les sténoses sont suffisamment sévères pour entraîner des symptômes ou des risques cardiaques ultérieurs.”

De cette évaluation dépendront plusieurs attitudes thérapeutiques : un traitement médicamenteux, la pose d’un stent (ressort) ou d’un pontage.

Cet outil majeur est l’avenir de l’examen de la coronographie

L’utilisation de la “QFR” rend cet examen, parfois non sans complications, moins invasif. Exit les changements de cathéter, le guide de pression et le produit injecté contre-indiqué pour certains patients. “On rentre dans le logiciel les images réalisées pendant la coronographie. On définit les points de repère du vaisseau en question que l’on veut interroger. Et avec l’analyse automatique du débit coronaire et de la modélisation 3D, le logiciel détermine tout seul la significativité ou pas d’une lésion sans avoir besoin de recourir à des interventions complémentaires.”

L’équipe de cardiologie interventionnelle des Franciscaines, qui pratique environ 3 000 coronographies à l’année, a éprouvé sur une trentaine de patients depuis le début de l’année cette technologie innovante plus sécuritaire, simple et précise dans l’aide au diagnostic. “L’outil majeur de la QFR est l’avenir de la coronographie”, affirme le docteur Victor-Xavier Tadros.

De nombreux centres de cardiologie interventionnelle, privés et publics, se sont déjà portés candidats pour acquérir le logiciel mis au point par la société néerlandaise Médis et distribué par Biotronik France.

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