Santé: cessons de diaboliser le privé! Leave a comment

Le Festival de la Mallette. 

Vous ne connaissez pas cette expression ? Normal, je viens de l’inventer.

Elle m’a été inspirée par Sylvain Mallette, le président de la Fédération autonome de l’enseignement, un syndicat qui représente le tiers du personnel enseignant au Québec. 

Chaque fois que quelqu’un propose quelque chose qui touche de près ou de loin le monde de l’éducation, Sylvain Mallette a toujours la même réponse.

« Non, non, non, non, non ! »

On pourrait peut-être créer un nouveau cours de…

« Non, non, non, non, non ! »

On pourrait peut-être demander aux profs de…

« Non, non, non, non, non ! »

T’as même pas le temps de finir ta phrase que le patron de la FAE crie : « Non, non, non, non, non ! »

Pour moi, cet homme est l’incarnation même de la rigidité syndicale.

Le changement dans la continuité. On veut du changement pourvu que rien ne change !     

  • Écoutez l’édito de Richard Martineau diffusé chaque jour en direct 8 h 30 via QUB radio :   

NI ANGE NI BÊTE

Pourquoi je parle de monsieur Mallette ?

Parce que le ministre Dubé (qui prépare « la grande refonte du système de santé ») a dit qu’il serait prêt à accorder un peu plus de place au privé. 

Il n’avait même pas fini sa phrase que déjà, certains partis politiques et organisations syndicales montaient sur une chaise et criaient : « Non, non, non, non, non ! »

Comme si le privé était le démon incarné.      

  • Écoutez la rencontre Martineau – Dutrizac diffusée chaque jour en direct 11 h via QUB radio :   

Excusez les amis, mais…

Notre système de santé est presque à 100 % public. Vous trouvez qu’il se porte bien ? 

Il y a deux façons extrêmes d’envisager le privé.

Le privé est la solution miracle à tous nos problèmes. Ou : le privé est la cause de tous nos maux.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est débile. 

Le privé n’est ni Dieu ni le Diable. C’est un outil parmi tant d’autres, qui peut se montrer efficace, pourvu qu’il soit bien utilisé et encadré.  

Comme l’a déjà écrit Marcel Boyer, professeur émérite d’économie à l’Université de Montréal, dans une lettre ouverte publiée dans La Presse : « En France, un pays éminemment social-démocrate, pas moins de 1030 hôpitaux privés à but lucratif sur quelque 3000 au total, avec plus de 100 000 lits sur quelque 400 000 au total, offrent des soins… »

Ce qui n’empêche pas le système de santé français d’être considéré comme l’un des meilleurs au monde.    

CONTRE LE MONOPOLE 

Il y a quelques années, monsieur Alain Hériaud, salué comme « l’un des grands serviteurs du service public de santé en France », a prononcé un discours sur la coexistence des secteurs public et privé dans le système de santé français pour le Forum d’innovation en santé.

Voici ce qu’il disait : « En tant que directeur d’un centre public (le CHU de Bordeaux), je suis convaincu qu’on ne peut se passer du secteur privé. Toute situation monopolistique est un gage de non-qualité du fait que l’on n’a pas à se battre pour s’imposer. »

Il faut revoir de fond en comble notre système de santé.

Espérons que lors de ces travaux titanesques, un seul et unique principe nous guidera : offrir de meilleurs soins aux citoyens. 

Et non : protéger coûte que coûte un modèle pour de simples raisons idéologiques.



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