France: Claude Guéant incarcéré à la prison de la Santé Leave a comment

PARIS (Reuters) – L’ancien ministre français de l’Intérieur Claude Guéant a été incarcéré dans la matinée à la prison parisienne de la Santé, ont annoncé lundi le parquet général de Paris dans un communiqué et son avocat.

“Claude Guéant a rejoint ce matin la maison d’arrêt de la Santé”, en lien avec “l’affaire dite des primes de cabinet”, a expliqué son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, sur BFMTV.

Claude Guéant, 76 ans, avait définitivement été condamné dans cette affaire en janvier 2019, avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation, pour cette affaire qui concerne des faits commis en 2002-2004, quand il conseillait Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur.

Il avait été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis, une peine aménageable assortie d’une amende de 75.000 euros et à cinq ans d’interdiction d’exercer une fonction publique mais avait bénéficié d’une libération conditionnelle.

“La chambre de l’application des peines de la cour d’appel de Paris a (…) confirmé la révocation partielle” d’une partie de la peine assortie de sursis ainsi que de la libération conditionnelle dont bénéficiait Claude Guéant, dans deux arrêts rendu le 9 novembre dernier, explique le parquet dans son communiqué.

D’après Philippe Bouchez El Ghozi, Claude Guéant réglait chaque mois une somme de 3.000 euros mais “le parquet a considéré qu’il ne payait pas assez (…) et la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris a décidé le 9 novembre dernier de révoquer la liberté conditionnelle et de révoquer en partie le sursis”.

Dans ce dossier, il était reproché à Claude Guéant d’avoir “ordonné” à Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale, de lui remettre au total sur la période 210.000 euros provenant des frais d’enquête et de surveillance (FES) du ministère de l’Intérieur, à des fins d'”enrichissement personnel”.

Claude Guéant a reconnu avoir puisé dans les FES pour distribuer des primes en espèces à lui-même et à des membres de son cabinet mais a contesté l’illégalité de cette pratique.

(Rédigé par Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame)



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